Séance 1 sur les bibliothèques de droit et les publications officielles ou gouvernementales

La séance se déroule comme suit : 7 présentations éclaires de 5 minutes, suivi d’une discussion à l’une des 7 tables (1 table par sujet). Voici le résumé de cette conférence sur le mode speed-dating. Karine et moi assistons. Nous nous séparerons pour mieux vous relater 2 sujets selon nos coups de cœur.

Future of law collections (print/electronic) RADU POPA (New York University School of Law Library, New York, New York, USA)

De la vision extrême de la bibliothèque uniquement virtuelle, accessible 365 voire 366 jours 24/7, nous sommes encore loin. L’opposition papier / électronique dont on débat depuis 20 ans est une fausse opposition qui demande une réconciliation dans nos développements de collection. Si la position est déjà difficile à prendre pour nos collections nationales, qu’en est-il du développement des droits étrangers pour l’étude du droit comparé ? L’exhaustivité étant une idée presque morte, il faut développer en lien avec nos clientèles et plus encore savoir qui possède quoi autour de nous lorsque nous achetons en consortium. Le développement des collections numériques est pratiquement une nouvelle discipline en soi ! L’évaluation et la préservation sont deux enjeux majeurs qui participent du futur des bibliothèques.

Online access to government information worldwide JERRY MANSFIELD (Congressional Research Service, Washington, D.C., USA)

Nous sommes 15 ans après la première apparition de l’information gouvernementale sur le Web. Des études ont révélé que cette diffusion entraîne une meilleure orientation envers les citoyens et que cela peut même littéralement changer les résultats d’une élection. Il demeure qu’une réticence est présente à l’égard de cette diffusion électronique tant chez les élus que dans la population.

Open access in law JULES WINTERTON (Institute for Advanced Legal Studies, London, United Kingdom)

Quel doit être le contenu d’un accès libre à l’information juridique principalement des sources primaires en ligne (gazettes? constitutions? lois nationales ?) Pourquoi ? Parce que cette information permet aux citoyens d’être maîtres de leurs réflexions et décisions politiques. Il peut même en résulter une baisse des procédures judiciaires. Est-ce que le gouvernement devrait posséder un droit d’auteur envers les sources juridiques primaires ? Qui devrait supporter financièrement les instituts d’information juridique ? Est-ce que le modèle du Canada qui requiert une cotisation des juristes appartenant aux différents ordres professionnels doit primer ? De tout ce qui est maintenant disponible gratuitement, on peut se poser la question de ce que l’on doit attendre des éditeurs commerciaux. Plus de traduction ?

ILL, document delivery, and copyright issues FRANK HURINVILLE (Cujas Library, Paris, France)

Frank Hurinville propose un top 5 questions : 1) Innovations technologiques et le prêt entre bibliothèques ? 2) Droit d’auteur vs accès à l’information ? 3) Oups… 4) Les embargos auxquels fait face le prêt entre bibliothèque et l’achat d’articles ? 5) La livraison des documents du prêt entre bibliothèque en temps de désastre ?

Digitizing the world’s laws: authentication and preservation CLAIRE M. GERMAIN (Cornell University Law School, Ithaca, New York, USA)

Claire Germain a fait une tournée de différents sites gouvernementaux. Elle vérifie si les gouvernements affirment que les documents sont officiels (le statut de l’électronique à la même autorité que le papier, tel aux É.-U. ou Québec) ou authentiques (le gouvernement a vérifié le contenu et certifie qu’il est conforme au contenu publié, ce qui peut être fait par signature électronique notamment). Un gouvernement peut affirmer les 2 caractères. L’Union européenne souligne qu’en cas d’incompatibilité, la version papier prime. La France utilise la signature électronique, donc certifie l’authentification. Le Canada déclare le document officiel, mais ne vérifie pas l’authenticité (la concordance du texte). L’accès à long terme aux documents électroniques pose la question de savoir si l’authentification devrait être une priorité pour l’IFLA dans la rédaction de ses politiques. Quel est le rôle des bibliothèques, des bibliothécaires, de l’IFLA ?

"Quod non est in Google et Wikipedia non est in mundo" – Legal research competency: past, present and future HOLGER KNUDSEN (Max-Planck-Institut für Ausländisches und Internationales Privatrecht, Bibliothek, Hamburg, Germany) and BLAIR KAUFFMAN (Yale Law School, New Haven, Connecticut, USA)

Quel est le savoir que l’on devrait avoir ? Quel est le savoir que l’on doit transmettre ? Deux questions fondamentales soulevées par le directeur de la bibliothèque du Max-Planck-Institut, Holger Knudsen, que je me pose constamment depuis que je siège sur le comité de méthodologie de la faculté de droit et que je dois soumettre un plan préliminaire découpé sous forme de modules pour le 17 août… Les différents pays ont différentes façons d’enseigner la recherche juridique. Les étudiants assument généralement qu’ils seront en mesure d’obtenir l’information par eux-mêmes et sont souvent désintéressés de la formation documentaire juridique. Ce sont deux constats connus, maintes fois répétés. Et maintenant que faire. J’assisterai à cette discussion.

Professional development and training of librarians ELEANOR FRIERSON (National Agricultural Library, Beltsville, Maryland USA)

Elle soulève la question suivante pour la formation des bibliothécaires juridiques : comment bien former les bibliothécaires à bien comprendre les sources primaires du droit et comment les inciter à se maintenir à jour?

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